mercredi 2 février 2011

J-2

Je me demande pourquoi je me risque encore à expliquer que "le grand" part en Érasmus à Minsk alors que je connais déjà les incontournables commentaires qui suivront l'éclat d'envie que je détecte illico dans leur regard: "si ça avait existé à mon époque...", "quelle aventure formidable", "il en a de la chance"
Ensuite vient la phase : "c'est quand même loin Minsk, non?" "il va devoir apprendre à se débrouiller", "et toi, ça va aller?" etc
À tous ceux-là je réponds que oui, il va manquer à la mère (1) mais que oui, ça ira. Parce que j'ai la chance de vivre une vraie vie de mère (2), de femme, d'épouse, de fille, d'enseignante, de chercheuse, de collègue, de copine. 

Quant à l'inévitable épisode de la valise de cet après-midi, il n'a malheureusement pas échappé aux dialogues de sourds traditionnels qui font que je verrai partir cette progéniture-là avec la certitude qu'il  a effectivement oublié quelquechose :-)
Extraits choisis
-"Et des essuies, tu dois en emporter ?" "Je suis presque sûr que oui"
-"Et du linge de lit ?" "Normalement, on en a sur place"
-"Aude emporte ta brosse à dents" "Je suppose, oui"
-"C'est quel appareil photos déjà que je prends ?"
-"Je ferai ça demain"

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